Posted by: ellefersan | May 10, 2011

L’amour à la libanaise, une approche culturelle originale signée Imad Abdel Sater et Micha Matta

En collaboration avec le Centre Culturel Français de Jounieh, la Maison des Jeunes et de la Culture – Zouk Mikaël reçut l’exposition du jeune peintre Imad Abdel Sater intitulée « l’amour à la libanaise ». Le vernissage fut animé par la cantatrice à la voix séduisante et chaude, Micha Matta.



Assistèrent au vernissage l’ambassadeur de l’Uruguay au Liban, Dr. Jorge Luis Jure Arnoletti, le représentant de l’ambassade de France, conseiller adjoint de coopération et d’action culturelle pour l’enseignement français M. Joseph Vallano, le maire de la ville Me Nouhad Naufal, les membres du conseil municipal messieurs Joseph Kmeid, Habib Aoudé et Dr. Maroun Massaad, ainsi que le grand public de l’art et de la société civile.

Dans son mot d’accueil, la directrice des programmes et des relations publiques Eliane Fersan, insista sur le rôle de la Maison des Jeunes et de la Culture dans la promotion des nouveaux talents et incita les jeunes peintres et artistes à venir exposer et promouvoir leur art à Zouk Mikaël. La poète et écrivain Samar Nahed Hakim enchaîna par une introduction des deux artistes et apprécia chez Imad son habileté à joindre le sérieux à l’humoristique et la voix riche en harmonique ronde et pleine de la cantatrice Micha Matta. M. Vallano, quand à lui, apprécia le jumelage original de ce vernissage qui séduit l’œil et l’oreille et remercia la Maison des Jeunes et de la Culture pour cette belle initiative qui permet d’introduire les jeunes artistes au grand public de la culture et de l’art au Liban.

Composée de 21 tableaux en acrylique, « l’amour à la libanaise » est une réflexion profonde et peut être critique, et dans une certaine mesure, sous-tend une démarche plastique teintée d’humour avec réserve. Les différents aspects que prend l’amour, ses avatars, ses exagérations, ses déceptions ou ses angoisses s’égrènent avec un vocabulaire de formes, de couleurs et de symboles qui ajoutent au sujet un agrément sans lui ôter sa gravité. Imad Abdel Sater, en abordant des thèmes d’une réelle portée humaine, et qui s’adressent aux jeunes en particulier, prouve que la peinture et l’art en général ont toujours leur mot à dire sans prétendre toutefois prêcher, éduquer ou reformer car leur but est bien ailleurs.

Hébergée dans le cadre rustique du Foyer de l’Artisan, l’exposition refléta la relation originale entre un couple amoureux : un peintre cynique et une cantatrice à la voix suave. Celle-ci est une véritable révélation, car certaines voix séduisent d’emblée et agissent sur l’âme et le cœur. Basé sur la variété des langues et des formes,  le style de l’artiste  regroupe un savant amalgame de plusieurs genres. Loin de dépoussiérer la chanson classique, son répertoire exige une qualité d’écoute particulière. En effet,  Micha assure que  « …c’est le chanteur qui doit être à la portée du public, pas la chanson”. Avec, en guise d’arme, sa passion pour la musique qui circule dans ses veines, cette artiste douée essaie  de se forger un genre unique, pratiquant la chanson contemporaine influencée par le répertoire classique. Le fruit qui en résulte est toujours harmonieux, interprété avec beaucoup de talent. Il suffit d’écouter Micha, pour que l’auditeur puisse tout imaginer, tout voir ; elle exprime tout à travers sa voix. Si la carrière musicale de Micha Matta est encore  à ses débuts, le talent brillant qui se manifeste chez la jeune fille, lui promet un parcours artistique exceptionnel.


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